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Cyclo-Info

Retrouvez sur cette page les éditions du Cyclo-Info qui raconte les cyclos de la section, de manière un peu décalée…à l’image de leur rédacteur quelque peu déjanté mais jamais crevé !

BOIRE OU FAIRE DU VÉLO, IL FAUT CHOISIR

Écrit le 11 juillet 2027-Temps de lecture 6 min

 Difficile de choisir quand un voyage à vélo est prévu, qu’une canicule assez imprévue s’abat sur la France et qu’une autre est là.

J’en entends certaines et certains qui s’écriraient : « Moi, je choisis. Je ne fais pas vélo mais je bois. » D’autres diraient que ce n’est pas raisonnable de rouler par une telle canicule. Voyons de plus près ce que les professionnels disent de tout ça.

Le cyclo et la chaleur   

Déjà, plus on est vieux, plus c’est compliqué de supporter de grosses chaleurs car le rythme cardiaque monte comme un dénivelé de hautes montagnes savoyardes. On ne parlera pas des nourrissons ou des femmes enceintes qui ne roulent pas, du moins, j’ose l’espérer. On peut supposer que je ne suis plus un nourrisson, que je ne suis pas enceinte, même si montre ventre prend un certain volume et que je ne suis pas trop vieux, puisqu’il y a plus vieux et qu’eux, ils roulent. Attention, aux personnes qui ont des traitements médicamenteux. Je ne prends pas de médicaments.Les personnes les plus exposées sont celles travaillant à l’extérieur. Je suis sauvé. En retraite, je fais donc du vélo quand ça me plait, plait, comme chante la chanson sur laquelle je danse quand je suis invité aux soixante ou soixante-dix ans de mes copines et copains.

Voici les recommandations du ministère de la Santé

S’hydrater : Boire régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif. Éviter les boissons alcoolisées, très sucrées ou contenant de la caféine. Si le thé ou le café restent de l’eau, ils ont une propriété d’être diurétiques donc de faire uriner plus facilement, donc de faire perdre à mon corps son eau. De plus, il faut souligner que le cyclo de l’UCNA stocke difficilement à en juger les multi pauses pipi de la gente masculine de l’UCNA cyclo. L’alcool déshydrate alors qu’elle est censée nous s’hydrater. De plus, elle a cet inconvénient de diminuer les capacités de l’organisme à lutter contre la chaleur. Mais bon, une bonne bibine après l’effort fait partie du réconfort. Celle-ci, uniquement celle-ci, parce qu’elle arrive en fin de parcours, peut être tolérée. Et à condition de ne pas renouveler l’effort le lendemain et les jours suivants. Manger des fruits et légumes riches en eau : la tomate, le concombre, la pastèque, la prune, le raisin, la courgette, même si leur prix suivent la courbe des températures. On n’oublie pas les aliments riches en protéines : l’œuf dur, le poulet, la dinde, le tofu, le poisson et les noix. En temps normal :il faut boire  1,5 litre d’eau par jour, sans compter ce qu’apportent les aliments. Pendant la canicule : c’est  2 litres minimum, toujours en plus de l’alimentation.  Pour les personnes fragiles ou exposées à la chaleur (travailleurs en extérieur, personnes âgées…) : jusqu’à 2,5 litres. L’hydratation doit être répartie sur toute la journée. Prendre une grande quantité d’eau en une seule fois provoque un effet diurétique : le corps l’élimine aussitôt, sans en tirer vraiment bénéfice. Boire de petites gorgées régulières, tout au long de la journée : telle est la règle d’or en période de forte chaleur. Mais, boire trop peut provoquer des dérangements intestinaux plus nocifs que pas trop boire car, dans ce cas, c’est la déshydratation assurée. Habituellement, un adulte perd environ 0,5 L à 1 L de sueur par jour. Mais quand il fait très chaud (au-dessus de 30°C), le corps peut perdre jusqu’à 1,5 L de sueur par heure, même sans faire d’effort. C’est pour cela qu’il est très important de bien s’hydrater pour compenser cette perte d’eau.

Prévoir de la nourriture riche en glucides surtout après une heure d’effort pour mieux récupérer son énergie. Penser aux bananes ou aux fruits secs. Il faut éviter aussi le sucre qui a la priorité de nous assoiffer même si leurs propriétés énergétiques sont indéniables. On va parier que Yves a pris son thé sans sucre. Sur les conseils à distance d’un autre fou à vélo : Jacques B. qui lui est parti prendre le frais sur les hauteurs de Champtoceaux, l’eau gazeuse « Le Perrier » pour ne pas la nommer est bonne même si certaines sont meilleures que d’autres. En effet, quand on transpire beaucoup, on perd beaucoup d’eau mais aussi des sels minéraux. Certaines eaux gazeuses sont riches en sodium comme « La Vichy ». Les pastilles hydratantes ou les solutions recomposées comme l’Isostar.

Se rafraîchir ; Au lieu de jeter une eau vite trop chaude pour la remplacer par une plus fraîche,  mouillons-nous le visage, les avant-bras de et évitons de boire l’eau trop froide.

Maintenir son logement frais : Bon là, pas de commentaire : la toile de tente même plantée à l’ombre voire dans l’eau n’est pas adaptée. On peut dormir en contemplant la voute céleste à défaut de regarder celle de ses pieds qui ont peut-être d’ailleurs enflé à cause de cette chaleur. On n’a pas encore inventé un système de refroidissement et la seule ventilation reste naturelle, à condition d’avoir fait préalablement d’autres trous dans sa toile pour permettre un courant d’air efficace.

Éviter les expositions à la chaleur : Rester à l’intérieur ou dans un lieu frais (cinéma, bibliothèque, grande surface, piscine) pendant les heures les plus chaudes de la journée. Éviter toute activité physique intense entre 12h et 18h. Donc rouler seulement le matin paraît plus que raisonnable parce qu’on n’a pas encore inventé la climatisation extérieure sauf il y a 4 ans lors de la coupe du monde de football.

Donner de ses nouvelles ou prendre des nouvelles :

Quels sont les effets de la chaleur sur notre corps ? Comment notre corps maintient-il sa température quand il fait chaud ?

La température dans notre corps est d’environ 37°C et celle au niveau de la peau se situe entre 28°C et 32°C. La température corporelle varie peu car nous avons des capteurs dans notre corps :  les thermorécepteurs, qui détectent les variations de températures et transmettent ces informations au cerveau. Grâce à ces informations, le corps va ensuite pouvoir s’adapter pour maintenir sa température habituelle, c’est ce qu’on appelle la thermorégulation. Notre température corporelle peut augmenter quand la température ambiante) est élevée, quand nous pratiquons une activité physique. Notre corps met alors en place deux mécanismes de thermorégulation pour évacuer la chaleur et maintenir la température corporelle autour de 37°C :

La transpiration. Quand la sueur s’évapore, elle refroidit la peau et le sang qui circule dans les vaisseaux sanguins sous la peau ;

La dilatation des vaisseaux sanguins sous la peau. Les vaisseaux s’élargissent, et le rythme cardiaque accélère légèrement, pour laisser circuler plus de sang chaud sous la peau et évacuer ainsi la chaleur vers l’extérieur.

Pourquoi la régulation de la température n’est pas toujours efficace quand il fait chaud ?Les mécanismes de thermorégulation sont essentiels mais ils demandent un effort au corps : quand nous transpirons, nous perdons de l’eau et des sels minéraux, surtout du sodium et du chlore et cela peut provoquer une déshydratation. Le sang est essentiellement constitué d’eau. Si nous manquons d’eau, le sang circule donc moins bien et nous transpirons moins. Le corps n’arrive alors plus à se refroidir correctement : la thermorégulation est perturbée.

Que se passe-t-il quand on ne peut plus réguler sa température corporelle ? Quand le corps ne peut plus maintenir sa température habituelle, des signes d’alerte apparaissent : fatigue inhabituelle, crampes musculaires, vertiges, maux de tête ou encore une sensation de soif intense. Si ces symptômes ne sont pas pris en compte et que la température du corps continue d’augmenter, cela peut conduire à une situation bien plus grave : le coup de chaleur.

Qu’est-ce qu’un coup de chaleur ? Le coup de chaleur est une surchauffe brutale du corps : la température est supérieure à 40°C. À la différence de l’insolation, qui est liée à une exposition directe au soleil, il peut survenir même à l’ombre ou en intérieur et se manifeste par des troubles de la conscience : confusion, agitation, perte de connaissance ou convulsions. Donc il faut éviter de fournir un effort physique modéré à intense en plein soleil, s’hydrater assez et ne pas consommer des boissons qui favorisent la déshydratation comme l’alcool, le thé ou le café, s’exposer trop longtemps sans protection, sans faire de pauses au frais ou en portant des vêtements inadaptés, non respirants ou trop chaud. Cet état est une urgence vitale. Sans une prise en charge médicale immédiate, le coup de chaleur peut entraîner des séquelles graves, voire le décès.

Donc, lecteurs du cyclo-info, soyez prudents et prenez soin de vous !

Jacky G aidé de Laurence G. et du ministère de la santé

LE VOYAGE A VÉLO 

Écrit le 10 juillet 2027-Temps de lecture 4 min

C’est la saison des voyages à vélo. Quoi de mieux  que de donner la parole à ces migrants à deux roues voire davantage.  

COMMENÇONS PAR YVES D.

Yves qui n’est pas celui d’ Évian et encore moins celui des Dervallières. C’ est bien celui qui a osé rouler et faire un voyage itinérant lors de la deuxième canicule 2026 dans une zone en vigilance canicule rouge. Il nous a fait vivre cela en live, énumérant la quantité de boissons qu’il s’ingurgitait et montrant sa tente et sa remorque. Qu’on se rassure car on s’est inquiété.Il va bien.

SES BUTS 

Compétiteur dans l’âme, Yves a un passé d’athlète remarqué et remarquable. Le voyage à vélo c’est pour lui, se lancer des petits défis personnels. Ce n’est pas un rouleur de grande distance, dit-il, mais il se qualifie comme un petit fonceur de petites côtes. Lors de son voyage itinérant, il a un but par jour,  : parcours une certaine distance. Sur le plat, ce sera de 90 km à 140 km maximum et en montagne pas plus de 80 km.

LA TECHNIQUE 

Tous les lecteur assidus de cyclo-info, se rappellent de Yves, le bricoleur pour repeindre la porte de la cour du local situé 25 rue Gaston Turpin. C’est le même pour son vélo et le matériel qui l’accompagne.

Il décrit son vélo ainsi :  » Mon vélo c’est un concept et montage personnel : un cadre alu « Lapierre », des jantes « Halo Tornado » très adaptées pour la rando si elles sont équipées de pneus route. J’ai des freins à disque hydraulique. »Shimano », une fourche avant « Fox LR 120 mm ». Le tube de direction de la fourche est renforcé par un tube inox intérieur.J’ai des pédales automatiques Shimano. Ma selle ne me fait pas mal aux fesses ; c’est important lorsqu’on répète l’effort quotidiennement. J’ai une sonnette et un éclairage classique. »

L’ÉQUIPEMENT ANNEXE

Naturellement, avoir un  bon vélo ne suffit pas pour réussir un voyage itinérant si on ne pense pas à l’équipement annexe. Yves a une sacoche de cintre et tire une remorque de sa fabrication avec un volume de 60 dm3, comme les remorques du style « Bob mono roue » . A l’arrière de la remorque, Yves accroche un drapeau pour qu’on le voie bien.

La remorque est prête pour le prochain voyage

LE CONTENU DE LA REMORQUE 

Dans la remorque,Yves met 10 sachets de toile de couleurs différentes. Le premier est pour les affaires de toilette serviette compris. Le deuxième est consacré au nettoyage du linge et de la vaisselle. Yves a une bassine en tôle et deux tenues de rechange lui suffisent. Les produits sont dans de petites bouteilles pratiques et hermétiques.Les pinces et le fil à linge sont indispensables. Le troisième sac est le matériel de réparation classique avec les chambres à air. Le quatrième c’est pour le dodo : le sac de couchage, le matelas auto gonflant, le drap de couchage et une tête oreiller gonflable, car Yves aime son confort quand même ! En témoignent ses cinquième et sixième sachets de toile : l’un pour le hamac car faire une sieste réparatrice est important ; l’autre pour le fauteuil car Yves dit que manger allongé comme les romains n’est pas pour lui. Dans le septième, il y a les claquettes et des sacs pour les rechanges, par sécurité. Dans le huitième, Yves range sa nourriture que le neuvième complète par un sac isotherme et même un bidon. Le dixième sert aussi le neuvième, celui de la nourriture, avec un réchaud et sa bouteille dans une gamelle qui fait juste le diamètre de la bouteille de gaz.

LE RESTE

Bien sûr, la toile de tente. C’est une trois saisons « JAMET » de 2,2 kg , à deux places car c’est plus pratique d’y tenir assis quand on en a besoin pour par exemple lire quand il pleut. Et puis n’oublions pas le couteau, la cuillère et la couverture de survie.

EN VOYAGE

Tout est prêt à l’avance. Ainsi, Yves peut partir à l’inspiration mais il le fait avec l’autorisation. Il emporte son téléphone et une prise internationale pour le camping.Un voyage se prépare aussi pour savoir où aller, quoi visiter, où s’arrêter… C’est quand même la base et le point de départ. Yves achète les topos guides qu’on trouve facilement en librairie: « La Loire à vélo », « La Francette », » La Régalante », « La voie du Puy à vélo », « La grande traversée du Massif Central » Il y en a pour tous les gouts. « La géothèque » à Nantes est aussi une mine de ressources bien utiles.

Avec toutes ces informations, toi, le lecteur de cyclos-infos, tu peux te préparer pour ton grand départ !

Yves D. et Jacky G.